Combien coûte une migration PrestaShop ?
Il n'y a pas de prix d'une migration PrestaShop, et méfiez-vous de qui vous en donne un au téléphone. Entre une 1.7.8 propre qu'on passe en 9 et une 1.6 de dix ans bourrée de code sur mesure, l'écart est d'un facteur dix — pour la même phrase dans le mail de départ.
Ce que je peux vous donner, en revanche, c'est la liste exacte de ce qui fait bouger le chiffre. Avec elle, vous saurez lire n'importe quel devis, le mien comme celui d'un autre.
Les six variables
1. La version de départ
C'est de loin la plus lourde. Une 1.7.8 vers 8 ou 9 est une mise à jour : le thème est conservé, la plupart des modules suivent. Une 1.6 vers 8 ou 9 est une reconstruction : thème à refaire, modules non installables, overrides à reprendre. À boutique identique, le rapport est de un à dix.
2. Le nombre de modules réellement actifs
Pas le nombre installé : le nombre utilisé. Et pour chacun, une question à trois réponses : l'éditeur le maintient-il encore, existe-t-il un équivalent, ou faut-il le réécrire ? Une boutique à quarante modules dont douze servent coûte moins cher qu'une boutique à vingt modules tous indispensables.
3. Le thème
Thème enfant du Classic : presque rien. Thème acheté encore maintenu : une mise à jour de licence. Thème acheté et abandonné par son auteur, ou thème sur mesure de dix ans : c'est la deuxième ligne du devis, et parfois la première.
4. Le code sur mesure
Les overrides, les fichiers du cœur modifiés à la main, les modules maison. C'est le poste le plus imprévisible, parce qu'il faut d'abord lire du code pour savoir combien il coûtera à réécrire. C'est précisément ce qu'un audit sert à retirer du domaine de la devinette.
5. Les branchements extérieurs
Logiciel de gestion, caisse en magasin, marketplaces, flux de comparateurs, outil d'emailing, transporteurs avec suivi. Chacun est un fil à rebrancher, et surtout à tester — et le test coûte souvent plus cher que le branchement.
6. Le volume et la propreté des données
Un catalogue de 200 références, c'est un après-midi. 80 000 références avec des déclinaisons, des prix spécifiques et quinze ans de commandes, c'est un autre métier : chaque essai prend des heures, et il en faut plusieurs.
Ce que les devis les moins chers ne contiennent pas
Un devis peut être moitié moins cher qu'un autre en toute bonne foi : il ne couvre simplement pas la même chose. Voici ce qui manque le plus souvent, et qui vous reviendra dessus :
- La recette de commande de bout en bout. Une vraie commande, depuis un téléphone, jusqu'au mail de confirmation, à la facture PDF et au changement d'état. Sans elle, c'est votre premier client qui teste.
- Les redirections et le référencement : table de correspondance, 301, vérifications après bascule. Le détail est ici.
- La fenêtre de bascule hors heures d'ouverture, et la resynchronisation de la base juste avant — sans quoi les commandes passées pendant la migration disparaissent.
- Le plan de retour arrière, préparé et testé avant la bascule.
- Les jours qui suivent : surveillance, corrections, questions. Rien ne remonte le jour même ; tout remonte dans la semaine.
- Les licences de modules et de thème, qui sont votre dépense et pas celle du prestataire — mais qui doivent être chiffrées dans le devis, pas découvertes après.
La seule question qui compte face à deux devis : lequel liste les modules un par un ? Un devis qui ne les nomme pas n'a pas ouvert la boutique. Ce n'est pas un devis, c'est un pari — et ce n'est pas le prestataire qui le tient.
Comment je chiffre
Audit d'abord, forfait ensuite. Je regarde la boutique, je liste ce qu'il y a dedans, et je donne un prix ferme pour un périmètre écrit. Je vous dis dans le même document ce qui n'est pas compris, et ce que vous devez acheter vous-même — les licences, typiquement.
Le prix de l'audit, je vous le donne avant de le commencer. Ce que je ne fais pas : annoncer un montant de migration avant d'avoir ouvert le back-office.
Le coût de ne rien faire
Il est réel, simplement il ne se présente pas sous forme de facture. Il ressemble à ça :
- Le jour où l'hébergeur retire la version de PHP dont la boutique a besoin, et où la migration devient une urgence — au tarif de l'urgence.
- Le jour où un module de paiement cesse d'être accepté, et où la boutique n'encaisse plus tout en ayant l'air de fonctionner.
- Chaque version supplémentaire de retard, qui allonge le chemin et augmente le nombre de modules devenus incompatibles entre-temps.
- Les ventes perdues sur une boutique lente, sur laquelle on ne peut plus rien améliorer sans buter sur la version.
Et si la boutique n'en vaut pas la peine
Ça se dit aussi. Si votre PrestaShop fait quelques ventes par mois et que l'essentiel de votre activité se joue ailleurs, une migration complète est un mauvais investissement : mieux vaut un site vitrine solide avec un moyen de commander simple. Je fais les deux, donc je n'ai aucun intérêt à vous vendre le plus lourd des deux — et je vous le dirai dans ce sens-là si c'est ce que je vois.
Une migration PrestaShop est un projet chiffré au devis, séparé de mon offre de sites vitrines par abonnement. Pas d'abonnement obligatoire derrière : si vous voulez que je m'occupe de la boutique ensuite, c'est un choix, pas une condition.
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Questions fréquentes
Combien coûte une migration PrestaShop 1.6 vers 8 ?
Il n'y a pas de tarif unique, et l'écart entre deux boutiques est d'un facteur dix. Ce qui fait le prix : la version de départ, le nombre de modules réellement actifs, l'état du thème, la quantité de code sur mesure, les branchements extérieurs et le volume de données. Partir d'une 1.6 signifie refaire le thème et reprendre les modules, ce qui place ce cas dans le haut de la fourchette.
Pourquoi ne pas annoncer un prix fixe ?
Parce qu'un prix annoncé sans avoir ouvert la boutique est soit très au-dessus pour se couvrir, soit très en dessous et il bougera. Les « à partir de » qu'on trouve en ligne correspondent au cas le plus simple : une version récente, sans modules sur mesure. Le chemin honnête est un audit court, puis un forfait ferme sur un périmètre écrit.
Faut-il payer un abonnement après la migration ?
Non, pas chez moi. Une migration PrestaShop est un projet au devis, séparé de mon offre de sites vitrines par abonnement. Si vous souhaitez ensuite que je maintienne la boutique — mises à jour, sauvegardes, correctifs de sécurité — c'est possible et c'est un contrat distinct, mais ce n'est pas une condition pour faire la migration.
Le rachat des modules est-il compris dans le devis ?
Les licences sont votre dépense, pas celle du prestataire : elles sont à votre nom et vous restent. Elles doivent en revanche être chiffrées dans le devis, module par module, pour que vous connaissiez le total réel avant de signer. Un devis qui n'en parle pas prépare une mauvaise surprise.
Est-ce moins cher de refaire la boutique à neuf ?
Parfois, oui — surtout depuis une 1.6 très personnalisée, où l'on paierait cher pour reprendre du code qu'on va de toute façon remplacer. Le calcul dépend de ce que vous voulez conserver : le catalogue, les clients et l'historique des commandes se reprennent dans les deux cas, tandis que le thème et les modules sont précisément la partie qui coûte. C'est l'audit qui tranche, chiffres à l'appui.
Que se passe-t-il si le devis dérape en cours de route ?
Un forfait est un forfait : ce qui est dans le périmètre écrit est couvert, y compris si c'est plus long que prévu. Ce qui déclenche un avenant, ce sont les découvertes hors périmètre — un module maison dont personne n'avait parlé, un branchement avec un logiciel de gestion découvert en cours de route. C'est justement le rôle de l'audit de réduire cette zone au minimum, et je préviens avant, pas après.